Même si l’usage du Stuka était toujours
destructeur sur le plan psychologique, il fut évident dès
l’invasion de la Russie qu’il était devenu obsolète face aux
hordes de blindés russes. Il fallut pourtant attendre le début de
l'année 1943 pour qu’apparaisse la solution avec l’arrivée des
premiers « casseurs de chars », le Ju 87G
« Kanonenvogel ».
En 1942, un modèle D-1 fut équipé de deux
canons (Bord Kanone 3,7 ou BK 3,7) dérivés du Flak 18 de 37 mm,
carénés chacun par un conteneur et fixés en gondole sous les
ailes. Les résultats furent concluants et le développement se
poursuivit sur une cellule de D-3 qui donna naissance au G-1 et qui
fut envoyé en Russie pour finaliser les tests. Vint ensuite la
version G-2 construite sur la base du D-5 et qui fut la plus utilisée
durant la campagne de l’Est.
La maquette

Fidèle à sa réputation, Hasegawa nous propose
une maquette juste, saine avec une jolie gravure en creux, mais dont
le détail est plutôt succinct et simpliste, ce qui va nous obliger
à une remise à niveau afin d’en avoir une représentation un peu
plus proche de la réalité. De plus, comme elle est extrapolée de
leur D-3, dont l’envergure est différente, les extrémités de
l’aile rallongées souffrent d’un gros décalage de matière
(mauvais positionnement du moule) qui forme une marche qu’il faudra
faire disparaître par ponçage avant l’assemblage.
Une seule
décoration est fournie et, sans surprise, c’est celle de l’avion
d'Hans-Ulrich Rudel. La planche de décalcomanies est inutilisable,
motifs trop épais et dont le blanc a viré au crème. Elle ira donc
rejoindre la boite à rabiot. Pas de regrets puisque, ayant décidé
de partir sur quelque chose de plus original, je me suis orienté
vers un appareil du 1.SG2 Kanonenvogel, basé à Plzeň en
Tchécoslovaquie en 1945, WNr 494200, avec une bande Jaune ceinturant
le nez et équipé de pare-flammes curieusement montés à l’envers.
Montage
Comme dit en
préambule, le détail est plutôt absent et le cockpit ne déroge
pas à la règle, notamment les parois sur lesquelles quelques
boîtiers ont été omis. Le plancher reçoit aussi des éléments de
structure qui permettront de donner un peu de volume. Le tout est
fait à partir de cartes et profilés plastiques. Le câblage
électrique est réalisé en fil de cuivre de 0.1 mm torsadé. Le
siège du pilote est équipé de ceintures en photodécoupe de la
marque Microdisign MD048232, collés en place à la colle
Cyanoacrylate Slow Dry A.MIG-8013. Celles du siège du
radio-navigateur sont en feuille de plomb et boucles Reheat Models
RH03. Les cadrans, quant à eux, proviennent d’une planche Reheat
Models RH028. Pour plus de facilité dans leur positionnement, ils
sont collés à l'Ultra Glue A.MIG-2031 :

Une couche de Black
A.MIG-046 est pulvérisée sur l'ensemble de l’habitacle, suivie de
White A.MIG-050 déposée de manière zénithale afin de garder les
creux en Noir. La peinture sera diluée à l'Acrylic Thinner
A.MIG-2000 à 30 % Environ, dans le but d'avoir une bonne
couverture :
La couleur de base
est le RLM 66 A.MIG-0218. Il est dilué à 60 % et appliqué en
couches fines afin de garder une certaine transparence et de laisser,
ainsi, transparaître le travail précédent :
Les arêtes sont
brossées à sec avec du Medium Sea Grey A.MIG-0246 en insistant
particulièrement sur le haut des parois latérales, puisque ce sont
ces zones-là qui reçoivent le plus de lumière, puis un jus PLW
Deep Grey A.MIG-1602 est diffusé dans les creux, essentiellement
autour des différents boîtiers, des rivets et boutons :
Un filtre Blue for
Dark Grey A.MIG-1509 est appliquée au pinceau sur l'ensemble des
surfaces afin de fondre entre eux les différents traitements et
d'adoucir les transitions des couleurs. Une couche d’Ultra Matt
Lucky Varnish A.MIG-2050, dilué à 50 % à l'Acrylic Thinner
A.MIG-2000, viendra protéger le tout des opérations de patine à
venir :
Après avoir peint
tous les détails aux acryliques, un filtre Ochre for Light Sand
A.MIG-1503 est badigeonné sur le plancher et le bas des parois pour
donner un aspect poussiéreux. On accentue l'effet dans les recoins
avec du Nature Effect Earth A.MIG-1403, légèrement dilué à
l'Enamel Thinner A.MIG-2019 pour faciliter la diffusion, et du Dry
Earth A.MIG-1750, utilisé pur :
L'assemblage des deux
demi-coquilles ne pose pas de soucis majeurs, seul l'ajustement des
pièces spécifiques au G-2 est quelque peu délicat et malgré tout
le soin apporté lors du montage, il subsiste un léger décalage qui
sera comblé à l'Arming Putty Acrylic Type A.MIG-2039 :
Les biellettes
d'actionnement des volets et des ailerons sont grossièrement
représentées. On tranchera donc dans le vif, tout d'abord à la
pince coupante pour dégrossir puis à la lame de scalpel pour les
finitions. Les trous de passage sont refaits progressivement avec
plusieurs forets de diamètre croissant. La forme définitive est
obtenue avec une micro-fraise. La tringlerie sera rajoutée à la fin
du montage :
Les plaques de
renfort au niveau des réservoirs d'aile qui apparaissent en léger
relief sont faites au scotch aluminium, découpé aux dimensions,
collé en place et lissé à l'aide d'un coton-tige. Il est ensuite
dépoli à la paille de fer afin de faciliter l'adhérence de la
peinture :
Les radiateurs
d'intrados sont moulés d'un bloc et manque cruellement de finesse.
J'ai donc découpé les volets pour les refaire en carte plastique de
0.2 mm d'épaisseur et les ai collés en position ouverte, comme
c'est souvent le cas lorsque l'avion est au sol. La grille provient
des restes d'une planche de photodécoupe prévu pour le Yak-1. Le
dessin n'est pas conforme à la réalité, mais pour ce qu'il en
restera de visible :
Hasegawa a oublié de
représenter deux trappes, dont celle du réservoir de forme
oblongue. Elles ont été gravées avec une aiguille à coudre montée
sur un mandrin et avec l'aide de gabarits de gravure. Une fois
l'opération terminée, la surface est poncée à la paille de fer et
de l’Extra Thin Cement A.MIG-2025 est appliquée par capillarité
afin de fondre les derniers résidus de poussière de plastique :
Les marchepieds
moulés à l'emplanture correspondent à ceux de la version B du
Stuka. Ils sont donc supprimés par ponçage et seront refaits plus
tard en profilé plastique :
Afin
d'apporter un peu de visuel à la patine au niveau des emplantures,
j'ai décidé de représenter les lignes de rivets.
La première étape va consister à les tracer au
crayon et au réglet, en utilisant un plan comme référence, et de
repasser par-dessus avec une riveteuse. Le plastique Hasegawa étant
relativement dur, il ne faudra pas hésiter à appuyer fort et à se
déplacer doucement pour éviter de déraper :
Un jus acrylique à l'eau est badigeonné sur
toute la surface pour faire apparaître la gravure afin de vérifier
que tout est correct puis on nettoie le surplus avec un chiffon
imbibé d'alcool :
On peut maintenant
refaire les marchepieds en profilé plastique :
que l'on recouvrira
d'une bande de rivets en relief Archer. Ce sont des décalcomanies,
ils s'utilisent donc ...comme des décalcomanies. On découpe
une bande au plus près des rivets, on la trempe dans de l'eau tiède,
on la met en place et on applique de l'assouplissant. Une fois bien
sec, on les protège avec du vernis brillant pour éviter de les
abîmer lors des manipulations à venir :
Les parties vitrées
ne posent aucun problème. Elles sont collées à l’Extra Thin
Cement A.MIG-2025 diffusée par capillarité. On peut désormais les
protéger au scotch de masquage pour les bordures et à l'Ultra
Liquid Mask A.MIG-2032, appliqué au pinceau shaper en silicone. J'en
ai profité pour ajouter les rails des parties coulissantes, oubliés
par le fabricant, en profilés plastique :
Le phare dans le bord
d'attaque de l'aile n'est qu'un trou béant. On le cloisonne donc et
on ajoute la coupole récupérée sur une planche de chez Elf. La
vitre est faite au scotch Cristal dont on colle un morceau à
l'emplacement voulu et qui est découpé à la dimension en suivant
la gravure avec un cutter :
L'ajustage de l'aile au fuselage n'est pas un modèle du genre,
notamment du côté gauche (à droite, c'est plutôt correct) :
Après
avoir ajusté à l'intrados, un premier collage est fait à l'Extra
Thin Cement A.MIG-2025 afin de figer la position de l'aile. Une fois
bien sec, le joint est rempli de colle cyanoacrylate Slow Dry
A.MIG-8013 et on vient presser l'emplanture contre le fuselage dans
le but d'effectuer un collage sous contrainte :
Quelques minutes
après, les débordements sont nettoyés au coton-tige imbibé de
Debonder :
La finition se fait à l'Arming Putty Acrylic Type
A.MIG-2039,à son tour lissé au coton-tige et à l'alcool :
Le scotch Aluminium
est recouvert d'émail acrylique (les acryliques classiques ayant un
pouvoir d'adhérence quasiment nul sur ce type de matériaux) avant
d'appliquer les lignes de rivets Archer qui simuleront les têtes de
vis.
Le tube Pitot est avantageusement remplacé par
des aiguilles hypodermiques de diamètres différents, emmanchées
l'une dans l'autre. La découpe de ces tubes se fait au minidisque à
tronçonner :
Derniers rajouts
enfin, les plaques de renfort au niveau des points d'accroche des
canons, faites en carte plastique, et les œillets d'arrimage faits
en fil de cuivre mis en forme autour d'un foret :
Pour simuler le poids
de l'avion, les pneus ont été écrasés sur la semelle d'un fer à
repasser, température coton pour ne pas fondre complètement la
pièce. Cette dernière doit être maintenue parfaitement
perpendiculaire à la surface. Le bourrelet de plastique, qui va se
former sur l'effet de la chaleur, sera repris en dernier lieu par
ponçage :
Les canons vont
demander un peu de travail pour les rendre plus conformes et gagner
en finesse. Les tubes sont remplacés par des pièces en laiton
usinées de chez Master AM-48-024. Les traces des éjecteurs sur les
chargeurs sont cachées par de la carte plastique et le conduit par
lequel étaient éjectés les maillons est entièrement refait,
Hasegawa ayant représenté cette pièce-là monobloc alors qu'en
réalité, elle est évidée :
Une fois les masquages
effectués et les ajouts en scotch aluminium apprêtés, la maquette
est dégraissée au détachant “Eau Écarlate”. Étant donné la
quantité de masquage à venir, il va falloir une surface
parfaitement propre pour éviter les arrachages de peinture.
S'ensuivra une couche d'apprêt qui augmentera l'accroche de cette
dernière :
Pour le camouflage, je
vais utiliser le set Luftwaffe WWII Early Colors A.MIG-7210, à
commencer par le RLM 65 A.MIG-0231, dilué à environ 60 % à
l'Acrylic Thinner A.MIG-2000 et pulvérisé en fines couches. La
pression de l'air est de 1,5 bar. La modulation s'effectue dans la
foulée avec la couleur de base foncée avec du Black A.MIG-046 et
éclaircie avec du White A.MIG-050. La dilution est augmentée à
approximativement 80 % et la pression abaissée à 1,2 bar et
quelques gouttes de Transparator A.MIG-2016 sont ajoutées pour
faciliter la pulvérisation et travailler par transparence :
Comme dit
précédemment, les décalcomanies sont inutilisables, les marquages
ont donc été faits aux pochoirs, découpés au plotter dans de la
frisquette.
Le premier est mis en place et la couleur noire
est appliquée :
Une fois fait, on le retire et on vient positionner
le second en le centrant sur la croix obtenue puis on pulvérise le
Blanc :
Finalement, du vernis brillant viendra couvrir toute la
surface en prévisions des agressions à venir :
Un jus PLW Blue
Dirt A.MIG-1618 est diffusé par capillarité dans la gravure. On
travaillera par zone, une demie-aile par exemple, puis on essuiera
les débordements avec un chiffon doux imbibé d’Enamel Thinner
A.MIG-2019. On passe ensuite au fuselage et on procède de la même
façon. On répétera les mêmes opérations sur l'autre demie-aile
et l'empennage pour finir. Cette manière de faire permet de pouvoir
essuyer les surplus avant que le produit ne soit complètement sec.
Il est donc plus facile à enlever :
Les creux plus
profonds, tels que les jonctions des parties mobiles, reçoivent un
jus Black Night A.MIG-1611 et le pourtour des surfaces en relief sont
marquées avec du Streaking Grime A.MIG-1203 légèrement dilué à
l'Enamel Thinner :
La surface est
texturée avec un mélange de RLM 65 A.MIG-0231 plus du White
A.MIG-050 pour les clairs et de l'Ocean Grey A.MIG-0245 pour les
foncés. La peinture est très diluée, environ 80 %. Les clairs
sont déposés sous forme de marbrures à l’intérieur des panneaux
ou entre deux lignes de structure alors que les foncés sont
appliqués sur ces dernières, en débordant légèrement de part et
d'autre de manière non uniforme. Il faudra avoir la main légère
afin de ne pas trop dénaturer la couleur de base :
Les panneaux en
reliefs sont éraillés sur leur pourtour avec, dans un premier
temps, la couleur de base éclaircie au blanc puis avec du RLM 66
A.MIG-0218 de manière plus discrète. On utilisera un pinceau
lorsqu'on aura besoin de précision et un morceau de mousse lorsqu'on
voudra traiter de plus grandes zones :
Des filtres sont
utilisés pour apporter un peu de variations chromatiques. J'en ai
choisi trois : un clair Rainmarks Effects A.MIG-1208, dilué à
l'Enamel Thinner A.MIG-2019, pour les tôles de renfort, un orangé
Ochre for Light Sand A.MIG-1503 pour la partie centrale du fuselage
et un bleuté Blue for Dark Grey A.MIG-1509 pour les parties mobiles.
Ce choix-là est totalement arbitraire et est laissé à
l'appréciation de chacun :
Du PLW Orange Brown
A.MIG-1616, dilué à l'Enamel Thinner, est appliqué sur les zones
susceptibles de recevoir des projections de terre, dans le
prolongement du train d'atterrissage, aux abords du bord de fuite et
aux emplantures de l'empennage :
Le nez, qui était
resté vierge de tout traitement jusqu'à présent, est texturé à
son tour. Les lignes de structure et de rivets sont surlignés à
l'OilBrusher Dark Brown A.MIG-3512. Une petite quantité est placée
en périphérie puis est fondue avec un pinceau imbibé d'Enamel
Thinner :
Des
gouttelettes d'OilBrusher Buff A.MIG-3517 et de Blanc sont ensuite
déposées à leur tour et fondues, ici aussi, avec un pinceau
mouillé à l'Enamel Thinner :
On répétera ces deux opérations sur
les panneaux jouxtant le bord d'attaque. Pour varier les plaisirs, de
l’OilBrusher Starship Filth A.MIG-3513 sera utilisé à la place du
Dark Brown si on veut donner un aspect plus crasseux :
Des éclaboussures de
fluide sont faites à l'Engine Grime A.MIG-1407 dilué à l'Enamel
Thinner A.MIG-2019. Le mélange est projeté avec un pinceau frotté
sur un cure-dent. L’excédent de produit aura été enlevé au
préalable sur un papier absorbant afin d'éviter une surabondance de
taches :
Les coulures,
autour de certaines trappes, sont réalisées au Streaking Grime
A.MIG-1203. Une trace grossière est, tout d'abord, dessinée :
Puis
avec un pinceau imbibé d'Enamel Thinner, elle est affinée,
redessinée jusqu'à la forme désirée :
De la même façon que
pour les éclaboussures d'huile, on ajoute des projections de terre
dans le prolongement des trains, sous l'empennage et la queue au
niveau de la roulette. Pour amener un peu de variété, deux couleurs
sont utilisées : du Nature Effect Earth A.MIG-1403 et du PLW Dust
A.MIG-1620 :
Enfin, la dépose des
traces d'échappement viendra clôturer la première partie de ce
montage. Elles sont faites en pulvérisant des voiles de Marron Rouge
et de Noir :
La deuxième partie va
concerner l'extrados. À quelques exceptions près, le processus sera
identique à celui de l'intrados.
La première couleur est appliquée. Il s'agit du
RLM 71 A.MIG-0233 que l'on va moduler dans la foulée :
Le camouflage étant à
bords francs, on masque au scotch de masquage puis on pulvérise la
deuxième couleur, le RLM 70 A.MIG-0232 qui est, lui aussi, modulé
par la suite :
On ressort le plotter
et on fait les pochoirs pour les marquages. Ils sont de fin de guerre
donc White A.MIG-050 uniquement. Ce même Blanc a été utilisé
comme sous-couche pour le RLM 04 A.MIG-0125 :
Pour les lignes de
structure, j'ai utilisé un seul jus pour les deux couleurs du
camouflage, du PLW Green Brown A.MIG-1612. Le RLM 70 étant
particulièrement sombre, j'ai dû m'y reprendre à plusieurs fois
afin de le rendre plus visible. Les lignes de rivets ont reçu du PLW
Ochre for Sand Camo A.MIG-1622 et du PLW Black A.MIG-1611 a été
appliqué à la jonction de la partie fixe / mobile de la dérive :
La surface est
texturée avec un mélange de la couleur de base et de Sky Type S
A.MIG-0243 pour les clairs et de l'Ocean Grey A.MIG-0245 pour les
foncés. La dilution et la façon de procéder est en tout point
identique à ce qui a été fait à l'intrados. La zone de marche à
l'emplanture de l'aile étant soumise à rude épreuve, dans la
réalité, on accentuera un peu plus les contrastes :
Les éraillures sont
faites au pinceau. La couleur utilisée sera légèrement plus claire
que le RLM 71. La dilution, environ 30 %, est faite à l'eau et
une goutte de retardateur d'acrylique est ajoutée au mélange. Cette
même couleur est aussi appliquée sur le RLM 70, mais la peinture
sera un peu plus diluée afin qu'elle marque moins :
Afin de donner un peu
plus de visuel aux grosses trappes, du Streaking Grime A.MIG-1203 est
déposé sur l'avant et de l'OilBrusher Buff A.MIG-3517 à l'arrière.
Ces deux couleurs sont ensuite fondues jusqu'à obtenir un dégradé
du foncé vers le clair, alors que le pourtour des portes d’accès
aux réservoirs a été sali au Starship Filth A.MIG-3513 :
Le
vieillissement se poursuit en utilisant la technique de l'huile. J'ai
utilisé 3 OilBrushers différents : du Buff, de l'Olive Green
A.MIG-3505 et de l'Ochre A.MIG-3515. Des pointes de produits sont
déposées sur la surface :
Avec l'aide d'un pinceau mouillé à
l'Enamel Thinner A.MIG-2019, elles sont étalées et fondues entre elles :
Du sombre est amené en surlignant le bord des lignes de structure
avec du Starship Filth A.MIG-3513 qui est fondu, lui aussi, au
diluant. On procède zone par zone en modifiant la quantité d'une
des trois couleurs pour varier les nuances. Je n'ai pas traité la
partie extérieure de l'aile, le travail de marbrage fait
précédemment se suffisant à lui-même :
Après avoir laissé
sécher 24 h, la gravure des grandes trappes est reprise au PLW
Black Night A.MIG-1611 :
Le capot est, lui
aussi, traité aux huiles, mais l'Ocre n'a pas été, cette fois,
utilisé afin de lui donner un air plus fané. La zone autour des
échappements est salie au Streaking Grime A.MIG-1203 et un PLW Black
Night est diffusé dans la gravure alentour :
Cet appareil
n'ayant été équipé de ses pare-flammes que tardivement, les
traces d'échappements sont bien présentes sur les flancs du
fuselage. Elles sont, tout d'abord, faites en Red Brown puis une
seconde traînée noire est ajoutée à l'intérieur de la première
et on termine par une troisième trace, en beige, en insistant
particulièrement au plus près des pipes :
Ensuite la gravure est
reprise au Fresh Engine Oil A.MIG-1408 pour lui donner un aspect
huileux :
L'empoussiérage de l'emplanture est fait au Pigment Airfield Dust
A.MIG- 3011, dilué dans de l'eau à laquelle une goutte de
retardateur a été ajouté afin de faciliter l'application sur la
peinture. Le mélange est passé au pinceau sans chercher à
s'appliquer afin que le pigment se dépose aléatoirement :
Une fois
l'eau évaporée, on adoucit les effets avec un pinceau sec et on
protège avec un voile d’Ultra Matt Lucky Varnish A.MIG-2050 :
Enfin, de l'Earth A.MIG-1403 est diffusé dans la gravure :
On termine l'étape de
vieillissement en ajoutant sur les karmans, au capot moteur, à
l’accès à l'habitacle et sur les grandes trappes des éraillures
faites au crayon Aluminium :
Les pantalons
sont peints en RLM 70 A.MIG-0232 que l'on recouvre ensuite avec deux
couches de Heavy Chipping Effect
A.MIG-2011. Une fois sec, un voile de la couleur de base désaturée
au Gris Neutre est pulvérisé sur l'ensemble de la pièce :
On mouille la surface à l'eau et on vient tapoter
gentiment avec un pinceau dont les poils ont été raccourcis, afin
de dissoudre la couche supérieure et refaire apparaître, par
endroit, la couche de base :
On recouvre avec un jus épais d'Ochre A.MIG-3515
et de Red Primer A.MIG-3511 :
Le même principe est utilisé pour les
pare-flammes. Du Gris est passé en tant que couche de base
recouverte ensuite avec du Heavy Chipping Effect :
On recouvre ensuite avec un voile de mélange de Noir et Marron, en insistant dans les
recoins :
On vient gratter au pinceau mouillé la couche superficielle :
Et on recouvre avec un jus épais d'Ochre A.MIG-3515 et de Red Primer
A.MIG-3511 :
Les gondoles sont
travaillées de la même façon que l’intrados et avec peu ou prou
les mêmes ingrédients. Les tubes des canons sont peints avec un
mélange de Noir et Marron Rouge sur une sous-couche de laque
cellulosique, les acryliques n’adhérant pas sur le laiton :
Les derniers éléments
sont mis en place à l’intrados en prenant soin que tout soit bien
aligné et les petits détails (masselottes, tringles et marchepieds)
sont ajoutés :
Et pour finir, on
ajoute le fil d’antenne fait avec du Rigging Medium Fine 0.02 MM
A.MIG-8017. Il est enfilé, par un bout, dans un trou fait au
préalable dans le bord d’attaque de la dérive puis coller à la
Cyanoacrylate Slow Dry A.MIG-8013. Il est ensuite tendu jusqu’au
mât et fixé, toujours à la cyano, au sommet de celui-ci. Il ne
restera plus qu’à le peindre en Gris, clair ou foncé, en fonction
des goûts de chacun :

